Une semaine plus tôt…

Ils sont 178 candidats à se disputer les onze nouveaux sièges de députés des Français de l’étranger et ceci une semaine avant les élections en métropole. Sachez aussi que les Polynésiens, sont également appelés aux urnes ainsi que la majorité des outre-mer.  En ce qui concerne les expatriés c’est la première fois qu’ils vont pouvoir élire leurs députés, qui seront au nombre de onze dans la nouvelle Assemblée nationale. Jusqu’à présent, ils n’avaient que des sénateurs pour les représenter spécifiquement au Parlement.  Espérons alors qu’ils seront nombreux à voter car ils ont une fâcheuse tendance à bouder les urnes : 57,8 % d’abstention contre 19,6 % en métropole au 2ème tour des élections présidentielles ! L’occasion pour moi de rappeler qu’il est important de voter car les élections législatives sont une opportunité exceptionnelle de faire entendre votre voix. Nous sommes sur la dernière ligne droite et je compte sur vous Dimanche prochain.

Solidarité

Créée en 2004, la journée de solidarité était au démarrage fixée au lundi de Pentecôte. C’est un jour de travail non rémunéré qui sert à financer la prise en charge des personnes âgées et handicapées. Depuis 2008, elle est obligatoire mais l’entreprise peut choisir le jour concerné.
René Dosière, député apparenté PS, a fait part cette semaine de son étonnement sur le fait que les parlementaires ne cotisent pas au titre de cette Journée de solidarité alors même qu’ils l’ont eux-mêmes votée. Je souhaite comme lui que les futurs élus à l’Assemblée se penchent sur ce sujet. Et ceci même si les parlementaires n’ont pas un salaire mais une « indemnité ». Celle-ci ne doit pas nous dégager de nos responsabilités et il n’y a pas de raisons qu’il y ait deux poids-deux mesures sachant que l’argent récolté est bien insuffisant. La dépendance est un grave problème de société qu’il nous faut prendre en compte. Nous n’avons pas le droit de nous défausser sur nos enfants et nous devons prendre des décisions courageuses en créant un 5ème risque. Au regard du coût de la dépendance par la solidarité nationale qui représente à elle seule 25 milliards d’euros il nous faut trouver des solutions par des financements croisés et par une mutualisation des moyens publics et privés. Et ceci très vite, car dans 40 ans, le nombre de personnes dépendantes sera compris entre 1,1 et 1,5 million, soit deux fois plus qu’en 2010.

Ouverture dominicale des magasins de bricolage

Le 4 mai dernier la Confédération française du commerce interentreprises (CGI), qui représente les entreprises de négoce et de vente de gros, a confirmé l’abandon du projet de décret sur l’extension de l’ouverture dominicale des magasins de bricolage. Je ne peux que me réjouir de cette décision et ceci à 2 titres : en tant que chef d’entreprise d’une société qui entre dans le cadre du décret envisagé et en tant que farouche défenseur du repos dominical. En effet, la généralisation du travail le dimanche empêcherait les membres de la famille de se retrouver autour du repas dominical pour échanger et mettraient en péril les repères familiaux. De plus, à mon sens, la banalisation du travail du dimanche est présentée, abusivement, comme une piste possible d’augmentation de la croissance. Il ne pourrait s’agir que d’un transfère de chiffre d’affaire au détriment d’autres jours de la semaine.

Emploi et aides publiques

Une liste a été dressée par le gouvernement qui répertorie 46 grands groupes et PME économiquement menacés, ou sous le coup d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire. Selon les syndicats, entre 44000 et 46000 emplois seraient en jeu au minimum. Le gouvernement aura fort à faire pour tenir ses promesses et notamment notre fameux ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. La question que je me pose est de savoir combien d’entreprises au sein de cette liste ont perçu, à un moment donné, des aides publiques ? Je pense que nous serions surpris… et c’est pourquoi, à l’avenir, je préconise de stopper toutes les formes d’aides (publiques) allouées aux grandes entreprises qui délocalisent dès qu’elles le peuvent. Autant les consacrer à inciter les plus petites entreprises qui se battent pour créer de l’emploi et survivre, à former des apprentis rémunérés et, à terme, les embaucher à durée indéterminée.

Etonnant ? !

En fin de semaine dernière un reportage aux infos de 20h n’a pas manqué de me faire réagir. Il traitait de l’Allemagne et de sa sortie définitive du nucléaire. Tout doit se dérouler, selon le plan du gouvernement, grâce à la création de nouveaux pôles producteurs d’électricité. Ainsi, le pays devrait arrêter ses derniers réacteurs (9) d’ici 2022. Cette échéance semble aujourd’hui compromise au regard des retards pris notamment dans le domaine des énergies renouvelables, qui doivent assurer 35 % de la production d’électricité d’ici 8 ans. Mais surprise : nombreux sont ceux qui  découvrent que c’est aujourd’hui le charbon qui continue à être exploité grandement pour compenser et qui représente pas moins de 44 % de l’électricité produite. Même si ce chiffre est stable nous savons pertinemment qu’il est émetteur de gaz à effet de serre ! Les écologistes veulent que cela cesse mais le gouvernement maintien que cela ne sera pas possible avant 2050.  Devant les beaux projets et les doux rêves, la réalité finie toujours par nous rattraper et il y a des évidences qu’il ne faut pas cacher. C’est pourquoi je pense qu’il est fondamental que la décision de sortir ou pas du nucléaire en France doit être prise par référendum et que tous les Français aient en main les vrais données du problème et les moyens de substitution afin de décider en toute connaissance de cause.

L’absentéisme de nos élus

Je ne sais pas si vous avez déjà regardé les retransmissions de ce qui se passe dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Pour ceux qui ne l’ont jamais fait ca vaut le coup d’œil. Entre ceux qui poussent de petits ronflements et les bancs vides, c’est franchement désolant. Si vous êtes curieux connectez-vous sur le site www.nosdeputes.fr (Observatoire citoyen de l’activité parlementaire) et vous découvrirez leurs activités et temps de présence. Ca laisse songeur et me rappelle un article paru dans le Figaro en début d’année. Sur 2011, Montebourg, Copé et Hollande se sont illustrés par leur absence des bancs de l’Hémicycle. Tenez vous bien, Arnaud Montebourg aura été présent sur l’année une seule semaine ! Alors que d’autres ont travaillé 42 semaines. Ce constat est vrai aussi bien à droite qu’à gauche. Pas de partis plus studieux que d’autres. Du coup, la question que nous pouvons nous poser est : est-ce que nos élus participent réellement au débat démocratique ? Et comment pouvons-nous avoir confiance en eux ? Il est donc vraiment urgent que les indemnités des élus soient versées sous forme de «jeton de présence» pendant toute la durée des cessions des instances nationales, régionales et départementales dont ils dépendent. Cela fait parti des propositions pour lesquels je me battrai fermement si je devais être élu et donc directement concerné. 

Le nombre de Ministres et Secrétaires d’état

En réaction à l’augmentation des salaires du président et des ministres de Nicolas Sarkozy en 2007, F. Hollande avait promis une baisse de leurs émoluments de 30 % dès la mise en place de son gouvernement. C’est chose faite et promesse tenue ! Néanmoins le gouvernement Ayrault compte 14 personnes de plus pour un total de 34 ministres et ministres délégués. Il faut ajouter à cela la multitude de collaborateurs qui travailleront pour eux. Selon un calcul effectué par les journalistes d’Europe 1 le total mensuel s’élèverait à 87.480 euros mensuels contre 54.670 euros. Evidemment les sommes changent et les chiffres sont interprétables de différentes manières. Quoi qu’il en soit, et même si nous prenons de la distance quant aux chiffres, il est clair qu’il y a trop de ministres et qu’il a fallu « renvoyer des ascenseurs ». Un gouvernement peut très bien fonctionner avec 15 Ministres et Secrétaires d’Etat au maximum, ce que je préconise. Par ailleurs, j’ajouterai qu’il nous faut réduire le nombre de députés, sénateurs et conseillers régionaux de 30 %. Cela peut se faire d’autant plus facilement si on limite le cumul des mandats et si l’on interdit « l’absentéisme » (sujet sur lequel je reviendrai). Enfin il serait souhaitable que nos élus ne puissent pas prendre de nombreuses fonctions comme celle de président de tel ou tel syndicat d’électricité… Ceux-ci ne sont pas intégrés dans des mandats exécutifs mais leur permettent tout simplement d’arrondir leurs fins de mois !